REEE – Régime Enregistré d’Épargne-Études!

Un REEE… Même si c’est l’usage le plus connu, vous n’avez pas besoin d’avoir des enfants pour ouvrir un REEE, vous pouvez tout aussi bien en ouvrir un pour vous-même si vous avez l’intention de faire des études. Par contre si ce n’est pas pour un enfant de moins de 18 ans vous n’aurez pas droit aux subventions du gouvernement si vous contribuez à un REEE. Cet article se concentre surtout sur le REEE traditionnel que les adultes peuvent ouvrir pour un enfant.

Qui dit « subventions » dit « argent gratuit ». C’est tellement rare d’avoir l’opportunité de profiter d’un « cadeau financier » du gouvernement, je vous dirais que si vous avez des enfants c’est vraiment un support financier sur lequel vous devriez vraiment sauter!

Comment le REEE fonctionne?

Le REEE - LA façon de faire pour aider ses enfants financièrement

En fait c’est très simple à mettre en place. Comme pour tout ce qui concerne les placements financiers, le plus tôt on s’y prend et le mieux c’est pour profiter de l’avantage de l’intérêt composé, mais aussi pour récupérer le plus de subventions possibles. Donc dès que votre premier enfant est né, assurez vous de demander pour lui un numéro d’assurance social et ouvrez un REEE familial dans lequel vous allez pouvoir cotiser pour ses études. Vous pouvez également demander à vos amis et famille de cotiser dans le REEE au lieu d’offrir des cadeaux traditionnels.

Quels fonds utiliser pour cotiser à un REEE?

Vous devriez normalement recevoir des prestations familiales pour vos enfants; si vous n’en avez pas besoin pour faire fonctionner votre ménage vous pourriez estimer que cet argent est avant tout pour lui et lui appartient. Vous devriez donc idéalement prendre le montant reçu en prestations et vous en servir pour cotiser à son REEE. J’ai ouvert le REEE familial de mes enfants quand ma fille avait 2 mois, et à l’époque j’avais vraiment besoin des prestations familiales pour faire fonctionner notre ménage… J’ai donc commencé par déposer 20$ par mois sur son compte parce que je ne pouvais pas faire plus. Mon ex quant à lui n’a jamais contribué. Et j’ai augmenté les paiements au fur et à mesure que ma situation financière se stabilisait jusqu’à ce que j’y dépose le montant total reçu.

Les subventions du gouvernement

Quand on cotise à un REEE le gouvernement dépose également dans le REEE des subventions gouvernementales. C’est ce qui fait que le REEE est vraiment un excellent support financier au Canada. Celles-ci sont les suivantes :

La subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE)

Le gouvernement s’engage à verser 20% du montant total de chaque cotisation déposée dans un REEE sur l’année. Le maximum est de 500 $ de SCEE pour chaque bénéficiaire, 1,000 $ s’il y a des droits inutilisés d’une année précédente et jusqu’à un plafond à vie de 7,200$. Cette subvention ne dépend en rien du revenu de votre ménage, il s’agit de la subvention de base.

Vous lisez correctement : Le gouvernement vous donnera pour chacun de vos enfants le montant de 7,200$ si vous ou n’importe qui (famille, amis) dépose de l’argent dans leur REEE!

Il y a aussi la SCEE supplémentaire

Ce montant est basé sur le revenu de votre ménage. Il se peut que vous la receviez et que vous ne soyez ensuite plus éligible, comme cela a été le cas pour moi.

Votre enfant a droit à une subvention jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de 17 ans mais on peut y contribuer pendant un maximum de 31 ans (plus si l’enfant a une déficience). Il y a des conditions plus pointues à respecter mais je vous donne ici l’information dans les grandes lignes. Je vous ai mis le lien du site du gouvernement du Canada à la fin de l’article, ainsi vous pourrez vous y référer en cas de questions. Ou vous pouvez laissez une questions dans les commentaires et je tâcherai de vous répondre!

Le bon d’études canadien (BEC)

Le gouvernement offre un incitatif supplémentaire allant jusqu’à 2,000 $ pour aider les familles à faible revenu à épargner pour l’éducation postsecondaire de leurs enfants. Le BEC est aussi déposé directement dans le REEE de l’enfant. La première année le paiement est de 500$, suivi de 100$ supplémentaires chaque année qui suit jusqu’à ce que votre enfant ait 15 ans, jusqu’à un maximum de 2000$. Il est donc important de commencer le plus tôt possible pour récupérer le montant maximal.

L’incitatif Québécois à l’Épargne-Études (IQEE)

Il s’agit d’un incitatif provincial pour encourager les familles à cotiser à un REEE pour leurs enfants. C’est un crédit d’impôt remboursable qui est offert depuis 2007 et qui est également versé directement dans le REEE de votre enfant. Pour le recevoir vous n’avez rien à faire, c’est l’organisation chez qui vous avez pris le REEE qui se charge d’en faire la demande. Le montant se traduit par 10% des cotisations nettes versées dans le REEE jusqu’à concurrence de 250$ par année. Ce montant peut aller jusqu’à 500$ par année maximum si on fait usage des droits accumulés sur les années précédentes. Et puis il y a aussi un montant supplémentaire de 50$ pour les ménages à faibles revenus.

Le montant maximal qu’un enfant peut recevoir avec l’IQEE est de 3,600$.

Il y a aussi un incitatif provincial pour la Saskatchewan et la Colombie Britannique, Si vous habitez dans ces provinces je vous invite fortement à vous renseigner.

Ce qu’il faut savoir au sujet des REEE

On cotise au REEE de ses enfants avec de l’argent après impôts
On peut retirer des REEE de ses enfants pour soi-même

Ce serait le cas par exemple quand on a un problème financier urgent à régler. Je ne recommande évidemment pas d’utiliser cette option mais elle existe. Dans ce cas là on récupère les montants cotisés, et le revenu obtenu de ces montants le cas échéant. Par contre il faut savoir que le montant de la subvention sera ajusté en conséquence.

Vous pouvez transférer vos cotisations dans votre REER

Le montant transférable est limité à 50,000$ et il faut que certaines conditions soient rencontrées, comme par exemple il faut que vous ayez de la place dans votre REER, que le REEE ait au moins 10 ans et que chacun des bénéficiaires aient au moins 21 ans et ne poursuivent pas leurs études. Il y a également d’autres conditions mais celles-ci sont les plus exigeantes.


N’importe qui peut cotiser à un REEE pour aider à l’éducation d’un enfant
Si l’enfant ne fait pas d’étude la personne qui a cotisé peut récupérer son argent et n’a pas à le déclarer dans son impôt.
Les revenus accumulés dans le REEE, par contre sont sujets à imposition
Les étudiants qui reçoivent des fonds d’un REEE doivent inclure ces paiements d’aide aux études dans leur déclaration de revenus.

La logique veut que les étudiants gagnent peu de revenus donc il y a de grandes chances pour qu’ils n’aient pas à payer de l’impôt sur ces paiements.

Et si votre enfant décide de ne pas faire d’études?

Il faut savoir que si votre enfant décide de ne pas faire d’études postsecondaires la SCEE et le BEC doivent être remboursés au gouvernement, ainsi que l’intérêt que ces 9,200$ (maximum) auront potentiellement généré.

C’est pour cela que les gens hésitent souvent à l’idée de cotiser à un REEE. Pourtant je ne vois pas pourquoi il y aurait à hésiter.

Si votre enfant fait des études, tant mieux!

Il aura droit à au moins 7,200$ de plus pour pouvoir étudier.

Et s’il décide que l’école n’est pas pour lui?

Pour vous donner l’exemple de ce que nous vivons en ce moment à la maison, nous sommes dans cette situation pour ma fille. L’école n’est vraiment pas son truc, mais je me dis que je vais quand même pouvoir la convaincre de poursuivre un peu après le secondaire parce qu’il y a vraiment beaucoup de programmes éligibles pour conserver les subventions gouvernementales. Votre enfant n’a pas obligatoirement à aller au Cégep, ce qui est parfait parce que ma fille ne suivra probablement pas cette route. Il faut que l’établissement choisi par l’enfant pour faire ses études postsecondaires soit un établissement d’enseignement agréé canadien, et ce peut être une école de métier, un collège, une université.

Cela peut aussi être à l’extérieur du Canada sur un programme d’échanges d’au moins 13 semaines.

Quant à la période d’études, elle peut être aussi courte que 3 semaines d’affilée à raison de 10 heures par semaine. De plus, le cours peut être une formation ou un travail. C’est très flexible, l’étudiant peut même être éligible sur un cours à temps partiel sur 3 semaines à raison de 12 heures par mois.

Si c’est vraiment Non

Si malgré toutes ces conditions vraiment très accomodantes votre enfant ne veut vraiment rien savoir? Et bien vous rendrez l’argent des subventions mais entre temps vous aurez placé sur toutes ces années un bon montant qui vous revient alors de droit. Voyez le un peu comme une épargne forcée. Vous pensiez le remettre à votre enfant, mais il ne s’en servira pas? Vous avez alors droit de le récupérer pour vous.

Pour avoir tous les détails allez consulter le site du gouvernement du Canada sur les REEE.

Le REEE, un support financier excellent

L’idée derrière les REEE est d’aider ses enfants à faire des études sans qu’ils n’aient à s’endetter ou à prendre un emploi en parallèle pour subvenir à leurs besoins. Idéalement un étudiant devrait se consacrer à ses études sans s’inquiéter de problèmes financiers. Il ne devrait travailler pour gagner de l’argent que par choix et non pas par nécessité.

Évidemment il ne s’agit ici que de mon avis personnel. Mes parents m’ont aidé et supporté financièrement pendant que j’étais aux études. J’ai eu cette chance, je sais que j’étais privilégiée. Cela m’a permis de vivre plus longtemps une vie d’insouciances et de petits plaisirs tout en construisant mon avenir.

J’ai logiquement voulu donner cette chance à mes propres enfants, même si mon ex n’a jamais considéré cette option. Son argument, très discutable, était qu’il n’avait jamais eu d’aide financière de ses parents et qu’il ne voyait donc pas pourquoi il en offrirait à ses propres enfants. Pourtant ces dernières années il a vraiment contribué à les supporter financièrement, et notamment à partager la facture du collège privé de notre fils.

Le problème est qu’il considère les supporter financièrement avec de l’argent qu’il aura lui-même gagné récemment. S’il avait contribué il y a de cela 15 ans ou plus il ne sentirait pas cette pression financière puisqu’il aurait planifié en conséquence. De toute façon nos enfants sont parés pour leurs études postsecondaires, s’ils décident d’en faire.

Et vous, avez vous fait ce choix? Si non, ai-je réussi à vous convaincre de le considérer?

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