Comment organiser ses finances personnelles sans budget? Partie 1

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai toujours eu des difficultés à tenir un budget. Je trouve ça lourd, compliqué, difficile à maintenir, ennuyeux. Pourtant j’adore l’argent et le sujet des finances personnelles! Enfin, j’adore l’argent… Oui, mais pas au point d’en voler, ça jamais. Assez pour partir un blogue afin d’en discuter par contre lol!

À part mon hypothèque et le montant que je peux accumuler sur mes cartes de crédit dans une période d’un mois (je rembourse toujours mes cartes en totalité et dans les temps) je n’ai aucune dette. Je ne peux pas dire que je n’en ai jamais eu, au contraire. Je fais partie de cette catégorie de gens qui ont décidé de reprendre en main le contrôle de leurs finances après leur divorce, et c’est ainsi que je m’en suis sortie. Oh, ça n’a pas été facile, ça a pris beaucoup de motivation, de détermination et de discipline. J’ai fini par réussir à rembourser les dettes que j’avais accumulées pendant mes années de mariage, et éventuellement à me retrouver dans le vert. Je ne veux plus jamais revivre ces années de stress et de nuits sans sommeil, la plupart dues à un manque de planification et au désir de gratification immédiate qui habitait, et habite d’ailleurs encore, mon ex-mari.

Cette période de ma vie est maintenant derrière moi, mais comme toute expérience, qu’elle soit positive ou négative, j’en ai tiré des leçons qui m’ont très bien servies par la suite.

J’ai appris à organiser mes finances personnelles mais sans me contraindre à suivre un budget. Oh, j’ai essayé plusieurs fois avec la méthode classique, le fameux budget, mais ça ne fonctionne pas. En tout cas, par pour moi. Par contre la méthode que j’utilise depuis plus d’une dizaine d’années maintenant me convient très bien; j’y apporte simplement quelques petits ajustements quand ma situation change, ce qui n’arrive pas si souvent; tout ça pour dire que si vous avez les mêmes difficultés que moi à gérer vos finances avec un budget, essayez de suivre ma méthode, ça pourrait faire “clic”!

Ma situation bancaire

Pour commencer je vais vous faire part de ma situation bancaire. En d’autres termes, je vais vous faire la liste et l’historique de mes comptes en banque encore actifs, que je vais appeler mes « sources ».

Tout d’abord il faut savoir que j’aspire à utiliser très peu de comptes en banque. La raison est simple, je recherche justement la simplicité et je déteste payer des frais bancaires. Je trouve ça aberrant de payer pour laisser son argent dans une banque qui ne nous rapporte aucun intérêt mais qui nous charge, et qui se fait de l’argent sur notre dos de surcroit! Par contre, la réalité est malheureusement toute autre. Les comptes bancaires sont en anglais ce qu’on appelle des « sticky products »… En d’autres termes, ils vous « collent à la peau», ce n’est pas facile d’en changer.

Au tout début de ma carrière j’étais salariée et j’avais la plupart de mes actifs à la Banque Royale (REER, REEE, Hypothèque, marge de crédit personnelle, CELI, etc…), Cependant, suite à des abus répétés et divers de leur part j’ai fini par déménager mes comptes les uns après les autres. Cela a pris plusieurs années, mais je ne me suis pas défaussée de tout, à cause de mon entreprise. C’était plus avantageux de rester là malgré le trouble que cela cause, c’est un exemple de ce que je veux dire par « sticky products ». Il me reste aujourd’hui le strict minimum chez eux, les comptes qui me coûtent le moins cher et qui me permettent de conserver ma façon de fonctionner. Donc pourquoi ne pas rester là…

En passant, je n’ai aucune loyauté ni scrupules envers les abuseurs, qu’ils soient employeurs ou fournisseurs de services (banquiers, comptables, femmes de ménage, peintres ou personnes de rénovations…) Si le service ne vaut pas le prix que cela me coûte je m’en débarrasse. Qui en aurait d’ailleurs? Je prends ce qui me convient et je pars ou je liquide si ça ne fait pas, ou plus, mon affaire.

Rappelez vous que je suis à mon compte, ce qui double le nombre de mes comptes bancaires. Donc commençons la liste:

À la Banque Royale

J’y ai un compte chèque et un compte Visa Affaires qui me permet de payer mes factures.

Du côté personnel j’y ai aussi un compte chèque et un compte Visa. Je n’utilise jamais ma carte Visa personnelle mais je la garde parce que c’est un vieux compte et il contribue à maintenir mon excellente cote de crédit. Je vais écrire un article à ce sujet prochainement. J’ai également une petite marge de crédit personnelle de 10,000$ que je n’utilise plus depuis mon divorce mais que je garde pour les mêmes raisons. Tant qu’on ne s’en sert pas elle ne coûte rien mais en plus elle me rend service, alors pourquoi pas?

Chez Tangerine

Je reçois mes revenus de compagnie sur mon compte d’entreprise. C’est ma source principale de revenus. Je reçois aussi du côté personnel des montants du gouvernement pour les deux enfants car ils sont mineurs (mais plus pour longtemps) par le biais du programme de soutien aux enfants. Cependant je ne laisse jamais d’argent sur le compte chèque de la Banque Royale parce qu’il ne rapporte absolument rien. Donc je laisse le strict minimum pour fonctionner sur le mois, et je transfère le reste, soit en placements (REER, REEE, CELI, etc…), soit sur mon compte d’épargnes Affaires de Tangerine, où je laisse assez de liquidités pour ne jamais être prise de court.

Il n’est jamais bon de devoir vendre des placements parce qu’on a besoin de liquidités. Je garde donc toujours un coussin dans mon compte d’épargne Affaires Tangerine. Je travaille à contrats et ne suis pas payée si je ne travaille pas. Mes vacances ne sont pas payées et je n’ai aucuns avantages sociaux. C’est ok, je ne me plains pas, j’adore le sentiment d’indépendance que j’en tire. Il faut cependant logiquement que je pense aussi aux jours pluvieux, car je peux me retrouver sans travail avec 2 semaines de préavis. Ça ne m’est jamais arrivé mais ça ne veut pas dire que ça ne m’arrivera jamais.

À la Banque Nationale

J’ai aussi une hypothèque, et c’est là que ça se complique malheureusement un peu. Pour l’obtenir j’ai magasiné très large, mais ça a valu le coup! La Banque Royale ne m’offrait rien de bon, c’était à en pleurer. Tangerine était mieux, mais les plus agressifs et compétitifs ont vraiment été la Banque Nationale, avec qui j’ai fini par opter pour un compte Tout en un. J’adore le sentiment de liberté que ce compte me procure! Logiquement j’ai voulu consolider mes comptes, fermer ceux de la Banque Royale et passer à la Banque Nationale, mais les frais de la Banque Nationale pour les comptes Entreprises sont absolument aberrants! J’y avais ouvert un compte dans le but de fermer celui de la Banque Royale mais quand j’ai constaté les montants effrayants à payer juste en frais bancaires cela m’a fait changer d’avis et je l’ai fermé après deux mois. De plus j’ai encore beaucoup de chèques de compagnie à passer avec la Banque Royale (je m’en sers peu) et ils coûtent cher, donc je réviserai mes options de nouveau quand je n’en aurais plus.

Pour le moment mon hypothèque est à un taux de 2.35%, ce qui est magnifique. C’est un taux fixe sur 5 ans.

Fonctionnement bancaire

Je me paye 1,000$ par semaine, toutes les semaines, même si je suis en vacances. C’est ce que je considère être mon salaire, net d’impôts.

Tous les vendredis 1,000$ de mon compte de compagnie est transféré automatiquement à mon compte courant personnel. Comme je sais combien il y a de vendredis dans un mois et que je suis payée au mois je laisse assez d’argent sur mon compte Affaires pour mon salaire, pour effectuer mes versements d’acomptes provisionnels et mes versements de TPS/TVQ (tous préprogrammés) et pour rembourser ma carte Visa Affaires avec laquelle je paye surtout ma carte de transport Opus et certains repas au restaurant quand j’y vais avec des clients. C’est assez rare. Je paye aussi mes billets de demi-saison du Canadien avec et j’en fais profiter mes clients. Et j’ai également quelques petites dépenses bureautiques.

Et c’est tout pour le détails de mes comptes « sources »! Je considère que j’en ai vraiment trop, par la force des choses, mais j’ai fini par trouver de beaux compromis et je compose très bien avec. De toute façon je n’ai pas perdu de vue la possibilité d’en fermer si l’occasion se présente et si ça a du sens. Au moins maintenant vous savez pourquoi j’en ai autant!

C’est à partir de ce point ci que la magie s’opère. Je réalise que cet article commence à prendre des proportions assez impressionnantes, je vais donc le découper pour en faire deux articles et je vous raconterai comment je gère le pendant de mes comptes « sources », c’est-à-dire mes comptes « destinations » dans un article qui sera publié très prochainement.

Pour lire la suite de cet article, cliquez sur le lien Comment organiser ses finances personnelles sans budget – Partie 2. Bonne lecture!

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